Faire son stage dans un cabinet de conseil spécialisé dans la concertation

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Faire son stage dans un cabinet de conseil spécialisé dans la concertation

LES CITOYENS EUROPEENS CO-CONSTRUISENT DES PROGRAMMES DE RECHERCHE POUR L’EUROPE

J’effectue mon stage de fin d’étude dans une agence de conseil spécialisée dans la concertation.

J’ai été embauchée pour suivre une mission en particulier : élaborer des programmes de recherche européens en impliquant plus de 2000 citoyens à travers 30 pays européens.

Cet appel d’offre est financé par la Commission Européenne. Il vise à impliquer une variété d’acteurs (citoyens, parties prenantes, chercheurs, décideurs politiques et administratifs) dans la création de programmes de recherche. Ces programmes de recherche et d’innovation seront rendus publics en 2017 par la Commission Européenne ; ils auront pour but d’imaginer l’Europe en 2050 en prenant en compte les aspirations et besoins des citoyens européens.

Je travaille aussi ponctuellement sur un autre projet européen qui consiste en une plateforme participative en ligne à destination des organisations de jeunesse dans divers pays européens (pour le moment seuls la France, l’Italie, la Slovénie et la Belgique sont concernés). Cette plateforme se décline en plusieurs outils : un sondage en ligne et géo-localisé, un éditeur de texte collaboratif (comme google doc), et un forum ouvert.

En tant que stagiaire j’assiste les chargés de mission sur ces différents projets, qu’il s’agisse de l’assistance logistique ou plus intellectuelle : réflexion sur les projets, élaboration de documents, synthèses de documents…


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Qu’est-ce qu’un budget participatif ?

Qu’est-ce qu’un budget participatif ? 
bilancio-partecipativo
 
A l’heure de la rigueur budgétaire, du consensus général sur la baisse de la pression fiscale, le budget constitue-t-il une dépense à compresser au maximum ou un levier de l’action publique et un outil de démocratie ? 
 
Pour la deuxième année consécutive, la Ville de Paris met en œuvre le budget participatif. D’autres villes en France comme Grenoble, Metz, Rennes testent également cette nouvelle approche de la participation citoyenne. 
 
Le budget participatif le plus connu est très certainement celui de Porto Alegre, au Brésil. En 1989, il est le premier budget participatif (orçamento participativo) de l’histoire. Depuis, partout dans le monde de nombreuses villes l’ont mis en œuvre, comme New York, Milan ou encore Mexico. 
 
Mais tout d’abord, à quoi ressemble un budget local ? 
Le budget municipal – français – est divisé en deux parties : un budget d’investissement et un budget de fonctionnement. 
Le budget de fonctionnement concerne toutes les dépenses nécessaires au fonctionnement de la collectivité (par exemple des dépenses de personnel, le petit entretien des bâtiments), mais aussi les dépenses récurrentes relevant de compétences obligatoires (comme l’action sociale, l’entretien de la voirie …)
Le budget d’investissement, qui peut être alimenté par de la dette est fléché sur différentes infrastructures publiques (comme la construction d’un terrain de sport, du mobilier urbain ou des équipements de transports).
 
Jusqu’à aujourd’hui tous les budgets participatifs se concentrent sur une partie, – plus ou moins importante en pourcentage – de l’enveloppe d’investissement. Les habitants sont invités à décider d’un montant du budget portant uniquement sur des dépenses d’équipements, et non de personnels.
>> Par exemple, il n’est pas possible de proposer un projet visant à renforcer le nombre de fonctionnaires en charge de certaines politiques publiques.
 
On voit donc ici une première limite à la participation citoyenne : les citoyens ne peuvent pas décider de tout. Certaines critiques du budget participatif, vont jusqu’à parler de « décisions bac à sable », qui ne concerneraient que des investissements superflus, comme la végétalisation des murs. 
 
Avec quelques variantes, le budget participatif se déroule généralement en trois grandes phases :
 
–          Phase 1 :  la soumission d’idées 
 
–          Phase 2 :  la consolidation des idées, voire co-construction des projets. Les habitants disposant déjà d’un projet ou non sont invités à se réunir en petits groupes et à faire émerger un projet commun, afin de le soumettre au reste des participants. Le but ici est de produire des projets collectifs, et d’éviter la surenchère de projets, trop nombreux à traiter pour les services de la collectivité locale. 
 
– Une phase de vote en ligne, ou dans des lieux mis à disposition par la collectivité ; la Mairie de Paris a développé des « triporteurs », à savoir des points mobiles qui se déplaçaient dans les lieux fréquentés de la capitale. 
 
– La restitution des résultats par la collectivité locale et le vote en conseil municipal.
 
Dans de nombreuses collectivités, comme Milan ou Paris, les habitants sont invités à voter par zones. A Paris, la Mairie permet de voter pour des projets qui concernent l’ensemble du territoire parisien, ainsi que des arrondissements. A Milan, le territoire est découpé en neuf zones. 
En outre, nombreuses sont les villes qui permettent à un large électorat de prendre part au vote. 
Quelques exemples : A Campi Bisenzio, en Italie, et à New York City, les habitants âgés de 16 ans et plus peuvent prendre part au vote.
A Paris, tous les habitants en âge de comprendre et de formuler des idées, ainsi que les étrangers peuvent contribuer au budget participatif. 
 
Aujourd’hui le budget participatif reste un dispositif largement méconnu des habitants, ou tout du moins peu approprié. On note en effet un très faible taux de participation (moins de 4% des habitants)
 
Le budget participatif témoigne d’une véritable avancée en termes de démocratie, puisqu’il confie aux citoyens les clefs même du financement de l’action publique. Il induit une évolution culturelle, tant pour les élus que pour les agents des services.
Toutefois, pour être à la hauteur des enjeux liés à la crise de représentativité, les dispositifs vont devoir s’étendre, tant dans leur périmètre géographique que dans les enveloppes financières consacrées. Mais ils devront aussi s’affiner et se professionnaliser, pour favoriser la transparence et la construction de véritables projets collectifs. 
 
Bibliographie
 
– LANGELIER Simon, « Que reste-t-il de l’expérience pionnière de Porto Alegre ? », Le Monde Diplomatique, octobre 2011, https://www.monde-diplomatique.fr/2011/10/A/21113
 
 
 
-“Les citoyens prennent-ils les clefs du budget ?”  http://learningtocount.eu/?p=213
 

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Aller plus loin que la Démocratie Participative?

“Neil Jameson a décidé d’agir en créant une organisation citoyenne, London Citizens, qui monte des débats publics pour interpeller les responsables politiques/économiques, et interroge sur la nécessité d’aller au-delà de la démocratie participative ou représentative.”


Neil Jameson : «Il faut aller plus loin que la… par liberation