Faire son stage dans un cabinet de conseil spécialisé dans la concertation

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Faire son stage dans un cabinet de conseil spécialisé dans la concertation

LES CITOYENS EUROPEENS CO-CONSTRUISENT DES PROGRAMMES DE RECHERCHE POUR L’EUROPE

J’effectue mon stage de fin d’étude dans une agence de conseil spécialisée dans la concertation.

J’ai été embauchée pour suivre une mission en particulier : élaborer des programmes de recherche européens en impliquant plus de 2000 citoyens à travers 30 pays européens.

Cet appel d’offre est financé par la Commission Européenne. Il vise à impliquer une variété d’acteurs (citoyens, parties prenantes, chercheurs, décideurs politiques et administratifs) dans la création de programmes de recherche. Ces programmes de recherche et d’innovation seront rendus publics en 2017 par la Commission Européenne ; ils auront pour but d’imaginer l’Europe en 2050 en prenant en compte les aspirations et besoins des citoyens européens.

Je travaille aussi ponctuellement sur un autre projet européen qui consiste en une plateforme participative en ligne à destination des organisations de jeunesse dans divers pays européens (pour le moment seuls la France, l’Italie, la Slovénie et la Belgique sont concernés). Cette plateforme se décline en plusieurs outils : un sondage en ligne et géo-localisé, un éditeur de texte collaboratif (comme google doc), et un forum ouvert.

En tant que stagiaire j’assiste les chargés de mission sur ces différents projets, qu’il s’agisse de l’assistance logistique ou plus intellectuelle : réflexion sur les projets, élaboration de documents, synthèses de documents…


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Faire son stage en entrepreneur …

Ce stage consiste à conseiller un collectif dans le cadre d’un débat public, en l’occurrence celui portant sur le projet EuropaCity qui se tient au premier semestre 2016.

Les missions réalisées ont consisté à :

  • Coordonner et faciliter l’ensemble des actions assurées par les bénévoles du CPTG dans le cadre de la préparation et du déroulement du débat public
  • Accompagner la mise en place d’une plateforme de crowfunding et la recherche d’autres fonds, notamment auprès des collectivités
  • Participer à l’analyse du contexte territorial et du document de la maîtrise d’ouvrage et à la construction d’un argumentaire
  • Contribuer au développement de la base de contacts du collectif, mobilisables dans le cadre du débat
  • Contribuer à la refonte de l’identité visuelle et à la stratégie de communication du collectif
  • Concevoir, mettre en œuvre et animer un nouveau site internet sur la durée du débat public, former les membres du collectif à son utilisation
  • Concevoir et mettre en œuvre une stratégie de mobilisation sur les réseaux sociaux
  • Concevoir et animer une pétition portant sur le projet
  • Concevoir et mettre en œuvre une stratégie de mobilisation et de concertation auprès des habitants, travailleurs, commerçants et entrepreneurs, élus et collectivités du territoire
  • Accompagner le suivi et la coordination d’autres prestataires pour la réalisation des prestations suivantes : Conception d’un logo et d’une identité visuelle, Paramétrage de l’hébergement du site internet, Achat d’un thème pour la réalisation du site internet, Réalisation d’une ou plusieurs vidéos de communication, Edition de matériel militant (Autocollants, tracts A5, banderole, kakémono, badges)
  • Concevoir et animer une stratégie presse
  • Organisation d’une conférence

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Découvrez les métiers de la concertation !

stage image

Vous vous demandez ce que font les étudiants du M2 ingénierie de la concertation pendant leur stage ?

Les étudiants du master 2 effectuent leurs stages dans des institutions différentes, et de ce fait, leurs missions varient fortement : collectivités locales (ville, métropole, région, département), agences de conseil, associations…

Cliquez sur les liens ci-dessous pour découvrir les fiches de missions des étudiants de la promotion 2015-2016.


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La Ville de tous, pour tous passera par la concertation avec ceux qui la vivent ! 

 Concerter sur des projets d’urbanisme et d’aménagement du territoire
Si l’enquête publique est une procédure ancienne à laquelle sont soumises notamment les ScoT et les PLU, elle relève plus d’une information que d’une concertation, arrivant assez tard dans le processus d’élaboration. 
Le droit communautaire a également introduit des obligations de concertation préalable dans le cas de l’élaboration ou la révision d’un PLU ou d’un SCoT, de la création d’une ZAC ou pour la réalisation de certains projets ou d’opérations d’aménagement ou de construction. 
En 2014, la loi ALUR est venue renforcer les dispositifs existants pour certains projets soumis à permis de construire ou à aménager afin de permettre une concertation le plus en amont possible et prévenir les contentieux en aval. Cette nouvelle disposition concerne les projets susceptibles de modifier de façon substantielle le cadre de vie, notamment ceux susceptibles d’affecter l’environnement, ou l’activité économique. 
Cette disposition induit un changement d’approche dans les processus d’aménagement. Il s’agit en effet dès lors de : 
  • Élaborer une stratégie de concertation clarifiant les enjeux du projet, identifiant les parties prenantes et définissant les marges de manœuvres 
  • Mettre en œuvre des dispositifs favorisant la participation de tous et l’émergence d’un consensus 
Jusque récemment, les concertations portant sur des projets d’urbanisme souffraient d’un manque d’accessibilité de la part du grand public, car abordées sous un prisme exclusivement technique et dans une certaine confidentialité, jusqu’aux démolitions ou pause des premières pierres. 
Structurer et mettre en œuvre une stratégie de concertation implique d’allier les compétences d’un spécialiste de la concertation et d’un architecte-urbaniste qui favorise le dialogue avec le maître d’oeuvre et les architectes des bâtiments de France, dès le démarrage du projet. 
Innover dans les techniques d’animation, les dispositifs numériques doit permettre à chacun de se projeter dans les futurs aménagements.
C’est donc bien le rôle nouveau d’animateur de la concertation qui doit prendre sa place dans les projets d’urbanisme. De par sa formation et son métier, il saura définir la meilleure stratégie, adapter les différents supports de communication et de co-construction sur la base des dernières innovations en matière de concertation et animer des débats avec des interlocuteurs aux intérêts au premier abord contradictoires. 
 
Bibliographie 


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Barrage de Sivens, révélateur d’une crise de la représentation

Par delà l’émotion suscitée par la mort d’un manifestant, les modalités de la démocratie représentative sont radicalement interpellées par ceux qui contestent ce qu’ils nomment les GPII (grands projets inutiles imposés). De nombreux commentateurs l’ont souligné et c’est particulièrement clair dans une interview du Secrétaire d’État à la Réforme de l’État et à la Simplification, Thierry Mandon, invité de la matinale de France Inter le 30 octobre dernier (à réécouter à partir de la 7e minute).

Voici une transcription du passage qui nous interpelle.

France Inter : « les cas de projets locaux contestés après coup alors qu’ils ont été validés par les représentants du peuple se multiplient, ça pose question tout de même ? »

Thierry Mandon : « Cela veut dire que les formes traditionnelles de la démocratie représentative, celles qui laissent à des élus le soin de décider ce qui est bon pour le pays, sont probablement insuffisantes désormais et que cette démocratie représentative doit être complétée par ce qu’on appelle classiquement la démocratie participative, (…) des formes beaucoup plus larges de participation des populations aux processus de décision.

Il faut réinterroger les processus d’enquête publique, par exemple, qui aujourd’hui, franchement, sont des processus qu’on peut à la fois simplifier et qui pourraient être des supports beaucoup plus grands à l’expression des citoyens concernés que ça n’est aujourd’hui.

Il faut améliorer la transparence des décisions publiques, les motivations de la décision publique, quand on fait un choix comme cet investissement, les raisons pour lesquelles on le fait, comment on a étudié ou pas les alternatives à ce choix, bref travailler beaucoup plus sur l’impact prévisionnel de la décision publique.

En terme d’outil démocratique, aujourd’hui, il y a des carences, des manquements qui font que finalement ou malheureusement, chaque fois qu’il y a des élus qui prennent une décision on se dit qu’ il y a un lézard, qu’il y a quelque chose qui est caché derrière qu’on ne nous dit pas.

Il faut beaucoup plus d’ouverture et de transparence, une démocratie qui sera revitalisée et des élus qui pourront décider plus sereinement et plus efficacement. »

Voilà qui ouvre des perspectives à toutes les nouvelles formes de concertation.

2 articles plus récents à consulter :

http://www.slate.fr/story/94585/sivens-democratie-participative-referendum

http://www.huffingtonpost.fr/nicolas-garderes/pour-une-authentique-democratie-ecologique_b_6152122.html?utm_hp_ref=france

 


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Le Budget de Paris s’ouvre aux citoyens

La ville de Paris est arrivée au bout de la première étape du programme de budget participatif lancé à l’initiative d’Anne Hidalgo, Maire PS élue en mars dernier.

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Empowerment et Démocratie participative #telsonne

Empowerment et démocratie participative: les citoyens s’approprient les leviers de décisions politiques


Avec comme invités :

Marie Hélène Bacqué, sociologue, professeure à l’Université Paris Ouest Nanterre. Auteure de L’empowerment, une pratique émancipatrice. Edition La Découverte.

Yves Sintomer, Professeur de science politique et Professeur à l’Université Paris 8. Auteur de « Les budgets participatifs en Europe » Editions La Découverte.

Mohamed Mechmache, co-président de la coordination nationale « Pas sans nous ». Co-auteur du rapport sur la rénovation de la démocratie dans les quartiers populaires.

En ligne : Annie Morin, première adjointe en mairie de Saillans (1200 habitants), pour la mise en place de la démocratie participative depuis la victoire en Mars de la liste collégiale “autrement pour Saillans”.